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Proposition de réforme de la Justice au Sénégal : Vers une indépendance de la justice sénégalaise.

Posté par: Abd El Kader Niang| Lundi 05 août, 2013 22:24  | Consulté 4755 fois  |  23 Réactions  |   

Bonjour Me Tine et merci d’avoir bien voulu prendre part à cette interview.

Que vous inspire le fonctionnement de la justice au Sénégal ? N’avez-vous pas  l’impression que les citoyens sénégalais ne font plus confiance en leur justice ? Au vu des multiples scandales de corruption qui ont eu à secouer la justice sénégalaise de par le passé, référence est faite entre autres à l’affaire des CDS enregistrés et qui incriminaient Mme Aminata Mbaye avocate générale près la Cour de Cassation au moment des faits, n’urge-t-il pas d’entreprendre des réformes ?

Il est évident que toutes ces affaires ont fini par jeter une suspicion qui opiniâtrement sape plus ou moins la confiance des citoyens sénégalais en la justice de leur pays.

Cependant, je crois profondément que les justiciables sénégalais continuent malgré tout à faire confiance à la justice de leur pays.

Il n’en demeure pas moins qu’ils restent très soucieux de la force et de la solidité de l’institution.

Et c’est aux Pouvoirs Publics que reviennent la tâche de se montrer attentifs et de faire en sorte que des réformes de fond soient entreprises afin de renforcer de manière effective l’indépendance de la justice ; pour qu’elle soit elle-même en mesure d’apporter des solutions impartiales dans le traitement des affaires.

Est-ce que vous ne pensez pas qu’il faut dissoudre le Conseil Supérieur de la Magistrature, supprimer définitivement le Ministère de la Justice et procéder à l’élection au suffrage universel direct des juges et procureurs, pour avoir une justice indépendante au Sénégal ?

Non, je ne pense pas qu’il soit vraiment nécessaire de supprimer le Conseil Supérieur de la Magistrature. En revanche je suis plutôt partisan de sa réforme.

En tant qu’organe chargé par la Constitution d’assister le chef de l’Etat dans la fonction de garant de l’indépendance de l’autorité judicaire, il représente un rouage essentiel de l’Etat de droit.

Qu’en outre le Conseil a une autre mission qui est celle de la gestion de la carrière des magistrats.

Qu’enfin, il joue le rôle de gardien des gardiens des libertés puisque le Conseil supérieur de la magistrature peut être saisi par la dénonciation des faits motivant des poursuites disciplinaires contre un magistrat du siège ou du parquet que lui adresse le garde des Sceaux, ministre de la justice.

Personnellement, je pense que dans un souci de renforcement de l'Etat, il serait opportun de mener une réflexion profonde allant dans le sens d’une refondation de la justice au Sénégal. Me concernant, j'estime que le moment est venu de (re)fonder la justice par un acte fort : en la sortant du gouvernement, pourquoi ne pas supprimer le ministère de la justice, en la confiant à une autorité constitutionnelle indépendante ?

En effet l’exécutif et législatif sont des pouvoirs de l’Etat, la justice quant à elle est un pouvoir de la société puisque la justice est rendu au nom du Peuple.

Si en effet, le gouvernement et le parlement coproduisent la politique du pays et adoptent les lois qui les traduisent, la justice quant à elle n’est pas une autorité de l’Etat chargée de faire passer cette politique dans et par les jugements.

La justice n’est donc ni une autorité d’application de la politique gouvernementale ni une autorité préfectorale parce qu’elle ne relève pas de la sphère étatique.

La justice en soi n’est pas un pouvoir étatique mais « un pouvoir de concert » au sens de Montesquieu, c'est-à-dire un pouvoir qui, par la reconnaissance mutuelle des droits favorise le travail de chacun, la coopération, et le renforcement du lien social.

Sorties, donc, du gouvernement, l'indépendance et l'impartialité de la justice devraient être confiées à une autorité constitutionnelle indépendante, le Conseil supérieur de la justice (CSJ) et non de la magistrature comme c’est le cas actuellement.

Et les citoyens ne peuvent croire en l'impartialité totale d'une justice qui participe et dépend d'un gouvernement partisan donc partial.

Il convient de rendre le Conseil supérieur de la magistrature totalement indépendant de l’exécutif. A cette ?n, le Président de la République et le Ministre de la justice ne devraient plus siéger au CSM qui deviendra CSJ.

Celui-ci devrait être convoqué et présidé par des magistrats selon une réglementation nouvelle, comme c’est le cas dans un nombre croissant de pays africains.

Quant à l’élection des juges cela me paraît une piste qui mérite d’être explorée mais seulement pour les hauts magistrats comme les membres du Conseil constitutionnel ou de la Cour suprême.

Qu’en tout état de cause si les juges étaient élus, il faudra faire de sorte que leur travail en toute indépendance ne soit pas tributaire du contrôle du Peuple.

En effet, un des inconvénients de ce mode de désignation des juges est que l’élection les contraindrait à prendre une décision conforme aux aspirations du Peuple au nom duquel il rend au demeurant la justice.

Or, parfois aspirations du Peuple et la légalité normative peuvent ne pas coïncider.

A votre avis ne serait-il pas plus judicieux que d’opérer une séparation fonctionnelle entre juges et procureurs dès la période de formation au Centre de Formation Judiciaire ?

Pour des États comme le Sénégal qui ont peu de moyens, je pense que le tronc commun s'impose pour l'instant ne serait ce que pour réaliser des économies d’échelles.  Dans notre pays, il n'existe qu'une seule voie d’accès à la profession : l’École nationale de la magistrature (ENM).

Après quelques années d’expériences professionnelles, le magistrat peut également assumer des fonctions de haute responsabilité telles que vice-président et président de tribunal ou procureur de la République ou travailler dans une direction de l’administration centrale du ministère de la justice.

A mon sens, je crois que le problème n’est pas la formation initiale des magistrats qui est en cause mais plutôt celui du niveau d’indépendance dont ils pourraient bénéficier vis-à-vis de la Chancellerie.

Que pensez-vous des audits menés actuellement par la cour de répression de l’enrichissement illicite ?

La réalisation des audits constitue une bonne chose, cela procède d’un souci de bonne gouvernance et surtout d’instauration d’une culture de responsabilité qui fait peser sur toutes les personnes investies d’une charge publique une obligation de rendre compte.

A votre avis pourquoi le gouvernement fait-il recours à la cour de répression de  l’enrichissement illicite alors que les cours et tribunaux ordinaires connaissent des faits et délits reprochés à certaines éminences du parti démocratique sénégalais ?

Je suis de ceux qui pensent que le gouvernement n'avait pas besoin de procéder à la résurrection d'une institution d'exception pour juger les personnes mises en cause dans ces affaires.

Qu'à l'évidence, les juridictions ordinaires suffisent pour réprimer tous les actes susceptibles d'être relevés, qu’ils soient des actes de corruption, de détournement de deniers publics, de la prise illégale d'intérêt etc.

Que pensez-vous de cette Cour de répression de l’enrichissement illicite ? N’avez pas l’impression que cette juridiction est politisée par l’actuel pouvoir en place ? Que pensez-vous de l’arrestation de Karim Wade ? Est-ce une chose conforme à la règle de droit ?

Ma conviction forte est que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) est illégale et anti constitutionnelle, en sens ce qu'elle fonctionne selon une inversion des logiques.

En effet, il est de principe et de jurisprudence que c'est à l'autorité poursuivante c'est à dire l'accusation de rapporter les preuves qui accablent la personne qui est mise en cause. Or, la CREI prévoit l'inversion de cette logique bien établie en demandant à la personne mise en cause d'apporter la preuve de son innocence et qu'à défaut elle est automatique réputée ou du moins suspecté être coupable des faits qui lui sont reprochés. Il s’agit là d’un étonnant raccourci judicaire. Pourtant, depuis la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, toute personne est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité soit démontrée devant un tribunal impartial devant lequel elle aura la possibilité d’organiser et d’assurer sa défense.


Que pensez-vous de la requête introduite par les avocats de Karim Wade auprès de la cour de justice de la CEDEAO en vue de faire disqualifier la CREI pour défaut de compétence à juger l'affaire opposant Karim Wade, Ousmane Ngom, Oumar Sarr, Madické Niang, Samuel Sarr et Abdoulaye Baldé à l'Etat du Sénégal ?

Il est évident que la Cour n’est pas compétente pour apprécier l’opportunité des mesures internes prises dans le cadre d’une enquête judicaire au plan national.

En revanche, le Sénégal a tort de ne pas respecter l’autorité de l’arrêt qui était tout fait conforme à l’état du droit communautaire. Une résistance abusive du Sénégal serait constitutive sans doute d’un acte illicite international donc de nature à engager sa responsabilité internationale ; Pacta sunt servanda (Les conventions doivent être respectées).

 

La Cour de justice de la CEDEAO s’est déclarée compétente pour juger l’affaire opposant l’État du Sénégal aux anciens ministres libéraux, qu’en pensez-vous ?

Il est heureux de constater que la juridiction communautaire avait dit le droit en cette affaire avec son premier arrêt.

 

N’avez-vous pas l’impression que l’on assiste plus à un lynchage politique fortement médiatisé qu’à une réelle volonté de dire le droit dans l’affaire Karim Wade ?

Comme disait Prosper Weil « Le droit, comme la guerre, n’est fréquemment que la continuation de la politique par d’autres moyens ».

Il n’est pas exclu dans ces affaires qu’il y ait une tentation « naturelle » à vouloir régler par la (même occasion) par la voie judiciaire un conflit qu’on n’a pas pu ou su régler par voie politique.

On se souvient que Macky Sall Président de l’Assemblée nationale à l’époque voulait auditionner Karim Wade et on connait la suite, ce sera le début de la brouille avec le père Abdoulaye Wade et son entourage. Ceci étant, j’estime que Karim Wade, compte tenu de ses responsabilités antérieures devra forcément rendre compte de sa gestion, quoi de plus normal dans une démocratie.

S’il est suspecté d’avoir commis des infractions, on doit lui assurer la conduite d’un procès le plus impartial qui soit, le plus juste et le plus transparent afin qu’il n’ait aucune excuse devant le Tribunal de l’Histoire.

Par delà la question de compétence de la CREI à juger Karim Wade et Co. n’y-a-t-il pas une ingérence de la CEDEAO dans le fonctionnement interne de la justice sénégalaise, étant donné que la CEDEAO n’est qu’une simple organisation internationale et non une confédération encore moins une fédération ?

On saurait parler d'ingérence pour cette affaire car, une ingérence signifierait une immixtion sans titre. Or la CEDEAO possède un titre de compétence, le Sénégal en ratifiant le traité constitutif a accepté par là même occasion son autorité à dire le droit mais surtout à s’y conformer. Et comme disait Jean Jacques Rousseau « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est aussi liberté ».

 

Venons-en à l’affaire Hissène Habré; Le Sénégal est-il compétent à juger l’ancien président tchadien exilé au Sénégal ?

Le 20 juillet 2012, la Cour internationale de Justice, dans l’affaire « Questions concernant l’obligation de poursuivre ou d’extrader (Belgique c. Sénégal) » a statué que le Sénégal avait manqué à ses obligations découlant de la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et a ordonné au Sénégal de poursuivre Habré « sans autre délai » à défaut de l’extrader. En statuant ainsi la Haute juridiction mondiale a ainsi démontré par la même que le Sénégal détient en vertu du droit international (précisément de la convention internationale contre la Torture de 1984) un titre de compétence pour juger Hissène Habré.

 

Peut-il y avoir un procès juste et équitable dans l’affaire Hissène Habré alors que l’un de ses principaux collaborateurs d’alors, en l’occurrence Mr. Idriss Déby Itno, que certains soupçonne de coresponsabilité ou du moins de complicité dans les faits reprochés à Habré, est nullement inquiété ? N’est pas là deux poids deux mesures ?


Le caractère équitable du procès d'Habré ne dépendra pas de l'arrestation voire du jugement de tous ses co-accusés mais plutôt en la capacité de la juridiction à garantir l’exercice des droits de la défense de l’accusé. Qu’en tout état de cause, il faut se dire qu'il arrivera un jour où toutes les personnes impliquées dans ces cas de violations graves des droits de l’Homme vont devoir rendre des comptes, si l’on sait bien que tous ces crimes sont imprescriptibles et donc passibles de poursuite au plan universel et à tout moment. C’est dire que le temps qui passe ne change en rien sur la possibilité pour ces personnes de se voir traduites devant un Tribunal. L’affaire Habré nous le confirme, 23 ans après, Habré qui s'apprête enfin à faire face à ses juges.


Beaucoup d’intellectuels africains ont eu une certaine méfiance à l’égard de la justice pénale internationale ; ils pensent que la justice pénale onusienne est sélective et que les juridictions pénales du système onusien ne sont des instruments qui servent à traquer les anciens chefs d’État africains ? Qu’en pensez-vous ?

Il s’agit d’une méfiance qui est parfois justifié mais qui ne doit pas nous faire perdre de vue l’essentiel, à savoir la nécessité impérative de lutter contre l’impunité particulièrement en Afrique.

En effet, à chaque fois que la Cour pénale internationale se reconnaîtra compétente c’est que primo un ou plusieurs des crimes internationaux prévus à son statut (crime de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et les crimes d'agression) ont été commis ; secundo que l’Etat qui devait normalement les juger n’a pas fait ce qu’il était en devoir de faire ou en tout cas n’est pas en mesure de le faire.

Et quoi qu’il en soit, n’oublions jamais que la double finalité qui est recherchée est de dissuader la répétition de la commission de tels crimes à l’avenir d’une part mais aussi et surtout de faire justice aux victimes d’autre part.

Le fait que toutes les personnes qui mériteraient sans doute d’être attraites devant la CPI ne le soient pas pour l’instant, ne doit pas justifier le fait de vouloir jeter l’opprobre et l’anathème sur une institution dont sa seule raison d’être est de vouloir moraliser la société internationale.

Et pour parfaite information, l’Afrique est le continent le plus représenté au niveau de l’Assemblée des parties du Statut de Rome qui institue la CPI, 34 pays africains sont ainsi membres de cette Cour. C’est dire que le vrai combat et le seul qui doit être mené est celui de la démocratisation des relations internationales notamment l’abolition du droit de veto ainsi que l’élargissement du Conseil de sécurité à l’Afrique, pour enfin en finir avec le traitement des "deux poids deux mesures" qui conduit à une activation à géométrie variable du système judicaire international selon les circonstances et les acteurs en cause.

 

Le maire d’une commune d’arrondissement de Dakar, en l’occurrence Mr Barthélémy Dias, qui ouvre le feu en plein jour sur une foule, reconnaît haut et fort avoir tué un des ses assaillants et se retrouve à l’Assemblée Nationale comme honorable député du peuple bénéficiant en conséquence du privilège de l’immunité parlementaire après un bref passage dans les liens de la prévention, qu’est ce que cela vous inspire ?

 

Si la question venait à se poser, je crois que Monsieur Dias devra de lui même renoncer à son immunité pour aller au besoin s'expliquer, il en va de sa crédibilité et de son avenir politique.

Que pensez-vous de l’affaire Cheikh Béthio Thioune ?

 

Il s'agit d'une affaire déplorable mais puisque la justice est entrain de l’instruire, on se doit de laisser la suite de la procédure le soin de nous édifier.

 

Vous êtes l’avocat du collectif des victimes de la répression des manifestations du 23 et du 27 juin 2011, où en êtes-vous avec les procédures visant la prise en charge des frais médicaux des victimes par l’État du Sénégal ? L’État du Sénégal saura-t-il répondre des faits qui lui sont reprochés devant un tribunal sénégalais aussi bien au civil qu’au pénal ?

 

Le ministre sénégalais de la Justice vient d’annoncer l’indemnisation de toutes les familles des victimes des violences pré-électorales, je ne peux que saluer une mesure de cette nature d’autant plus qu’elle fait progresser les droits de l’homme au Sénégal. En indemnisant les victimes des violences préélectorales, notre pays tient ses engagements internationaux qui sont le droit à la réparation de toutes ces victimes de violations graves des droits de l’Homme. Au plan pénal : l’instruction est en cours. Dans le cas d’Ousseynou Seck, le Tribunal a condamné une personne à deux ans de prison ferme. Pour le cas de Mamadou Diop, l’instruction est encore en cours et les deux conducteurs du Dragon ont été placés sous mandat de dépôt. Les victimes de Podor et leurs familles ont été convoquées en juin dernier, et entendues par le Doyen des juges. Cela veut dire que certaines procédures avancent. Concernant les autres dossiers, il y a eu des mandats de dépôt et des enquêtes sont menées. Donc c’est une avancée. Ça change nettement par rapport à ce qui se passait sous l’ancien régime par exemple avec le meurtre de Lopy, de Balla Gaye, etc. La population était arrivée même à penser qu’on ne pouvait pas porter plainte ou inquiéter tout simplement les forces de sécurité lorsqu’il y a des bavures. Or, nul n’est au dessus de la Loi. La Loi qui ne peut ordonner le meurtre ou la soumission à des traitements inhumains. Ce sont là des avancées. D’autre part, il y a des dossiers qui n’ont pas connu de développement depuis le dépôt des plaintes et ceci malgré nos relances nombreuses afin que des mis en cause soient entendus. Un autre regret, c’est qu’il y a des cas où des mis en cause ne sont même pas entendus. Par exemple, à part le commandant Madior Cissé, la plupart sont des exécutants qui sont visés par les procédures et mis sous mandat de dépôt. Or, tout le monde sait qu’ils n’auraient jamais agi de la sorte s’ils n’avaient pas reçu d’ordres qui impliquent une hiérarchie qui reste non inquiétée jusqu’à présent. Nous sommes en train de nous interroger sur ce point et de réfléchir sur une alternative dans le cas où les autorités sénégalaises, pour une raison ou pour une autre, seraient tentées d’occulter cette partie de la procédure.


Le magistrat Ousmane Diagne débarqué de son poste de procureur de la République, qu’en pensez-vous ?

 

Tout dépend des raisons pour lesquelles il a été changé. Si c'est juste en raison d’une simple mésentente avec le Ministre de la justice, je dirai que c'est plus que regrettable.

Si c'est au contraire comme le soutient le Ministre que c’est pour les nécessités du service ça se comprendrait aisément.

Quoi qu'il en soit, j'estime personnellement que Monsieur Diagne fait partie de cette génération de magistrats qui a su faire preuve de courage de par ses positions sur certains dossiers comme ceux des victimes des violences électorales de 2012.

 

 

Merci Me Tine d’avoir pris part à cette interview de Protubérances Magazine.

 

 

 

 

 

 

 

 L'auteur  Abd El Kader Niang
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Commentaires: (23)
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Baïdy MAR En Août, 2013 (13:22 PM) 0 FansN°:1
Mon cher ancien élève,
Je suis encore fier de toi. Votre engagement à contribuer au développement du pays, au renforcement de son état de droit et à une justice équitable ne me surprennent guère en toi. Depuis votre jeune âge, vous avez toujours fait montre de cet engagement à relever les défis. Je te souhaite bonne continuation.
Baïdy MAR En Août, 2013 (13:24 PM) 0 FansN°:2
Cher ancien élèves,
Je resterais toujours fier de toi à cause de ton constant engagement, de ta fidélité aux bonnes pratiques, en un mot à la droiture. Que Dieu te bénisse. Amine.
Anonyme En Août, 2013 (12:15 PM) 0 FansN°:3
Je partage les propos éloquent de M. Tine relativement aux axes de réforme de la justice au Sénégal.
La perception que les citoyens ont de la justice détermine et oriente souvent les rapports qu'ils ont avec celle-ci. Malheureusement, certaines pratiques ajoutées aux obstacles liés à l'accès ( obstacles d'ordre linguistique, géographiques...) ne jouent pas en faveur d'une justice efficace et de proximité.
Le renforcement des moyens mis à la disposition des maisons de justice et du droit, des centres d'accueil et d'orientation constitue aussi une autre voie à explorer.
Entre autres éléments que m'inspire la réflexion de M. Tine, il y a la promotion des modes alternatifs de règlement des conflits qui me semblent très adaptés à la culture africaine mais aussi et surtout la suppression du Ministère de la justice au profit d'un Ministère en charge des relations entre les pouvoirs qui traduirait mieux l'indépendance de la Justice.
FELICITATION A M. TINE
Moctar ciss En Août, 2013 (16:25 PM) 0 FansN°:4
Très brillante analyse ! Un avocat , un vrai doit cultiver cet esprit d'indépendance comme vous.
La totalité des intellectuels qui ont combattus WADE n'ose plus ouvrir la bouche et passe leurs temps à faire les yeux doux au pouvoir pour se faire copter!
Nous avons besoin de sentille comme vous Me TINE car Macky est sur les traces de WADE....
Looty En Août, 2013 (18:06 PM) 0 FansN°:5
voila quelqu'un qui veut se faire enroler dans la galaxie des escrocs de ce pays
depuis toujours les magistrats ont toujours été les léches bottes des politiques et pour preuve les cinq (5)
salopards qui ont cru etre plus malins que les plus avisés en validant la candidature de ce fils de pute de wade
alors ne nous fais pas croire à l'impossible dans ce pays; dis plutot que tu veux une place dans cette meme
galaxie de profitards
Looty En Août, 2013 (18:18 PM) 0 FansN°:6
encore un beau-parleur qui veut se faire remarquer
le sénégalais est en général un escroc: à commencer par ces couilles molles de magistrats
faut pas rever; rien ne changera
Looty bis En Août, 2013 (18:28 PM)0 FansN°: 969920
Looty tu es mécontent mais va trouver ailleurs le responsable de tes malheurs. Jaloux waa!!!
Je connais ce gars, mais je sais qu'il n'a pas besoin de poste dans ce pays car il fait partie des avocats qui gagnent le mieux leur vie en France.
Même un salaire de ministre au Sénégal l'appauvrirait gravement.
Il est le seul Africain, et Sénégal, avocat, qui est capable d'avoir ses locaux en face de l'arc de triomphe sur les champs sur les champs Elysées même le cabinet de Nicolas Sarkozy n'était pas si bien situé.
Looty arrête tes mensonges ! t'inquiété continu à faire du gorlo gorlo ya bah na  :) 
Mais comme c'est citoyen sénégalais convaincu et fier de l'été il est toujours attentif à ce qui se passe au Sénégal ....
Tricheur En Août, 2013 (01:01 AM) 0 FansN°:7
Il avait triché lors d'un examen en 2ieme Année de droit. Quelqu un qui ne faisait jamais ces TD. Un vrai opportuniste qui n'aucune dignité, prêt à tout pour réussir à l'époque!
GOOO En Août, 2013 (02:28 AM)0 FansN°: 970704
c faux mecontent k tu é pe étr un cartouchard de la fac droit ce tine est tt sauf tricheur il n a jamé redoublé a la fac il été parmi les meilleurs etudiants de la 1er année a la maitrise il avé méme remporté un prix
A.Ndiaye Promo 1999
GOOO En Août, 2013 (02:29 AM)0 FansN°: 970707
c faux mecontent k tu é pe étr un cartouchard de la fac droit ce tine est tt sauf tricheur il n a jamé redoublé a la fac il été parmi les meilleurs etudiants de la 1er année a la maitrise il avé méme remporté un prix
A.Ndiaye Promo 1999
Ndiaye En Août, 2013 (02:30 AM)0 FansN°: 970708
c faux mecontent k tu é pe étr un cartouchard de la fac droit ce tine est tt sauf tricheur il n a jamé redoublé a la fac il été parmi les meilleurs etudiants de la 1er année a la maitrise il avé méme remporté un prix
A.Ndiaye Promo 1999
Anonyme En Août, 2013 (02:30 AM)0 FansN°: 970709
c faux mecontent k tu é pe étr un cartouchard de la fac droit ce tine est tt sauf tricheur il n a jamé redoublé a la fac il été parmi les meilleurs etudiants de la 1er année a la maitrise il avé méme remporté un prix
A.Ndiaye Promo 1999
GOOOOOOO En Août, 2013 (02:32 AM)0 FansN°: 970710
c faux mecontent k tu é pe étr un cartouchard de la fac droit ce tine est tt sauf tricheur il n a jamé redoublé a la fac il été parmi les meilleurs etudiants de la 1er année a la maitrise il avé méme remporté un prix
A.Ndiaye Promo 1999
A.Ndiaye En Août, 2013 (02:17 AM) 0 FansN°:8
Ah mechant pe étr tu fé parti des cartouchard de la fac droit et le fait k Me tine a reussi te fé mal au coeur ce tine j le coné bien il est tout sauf tricheur il n'a jamais redoublé à l Ucad il avé toujours la mention de la 1ér Année a la maitrise il avé mém remporté un concours a la fac et on l avé montré a la RTS et aprés il été la star du groupe
A.Ndiaye votre promo de 1999
FAUX En Août, 2013 (02:18 AM) 0 FansN°:9
C PAS Vrai
Gooo En Août, 2013 (02:24 AM) 0 FansN°:10
Je ne sais pas pourquoi le senegalai é méchant j pense tu fé parti des cartouchar mécontent de la fac droit ce tine est tout sauf tricheur il n a jamais redoublé a l ucad il été parmi les meilleurs etudiants de la 1ér à la maitrise j me r appél il avé gagné un concours de plaidoirie on l avé méme montré a la RTS et il etait la star du groupe
A.Ndiaye Promo 1999
NDONGO En Août, 2013 (13:39 PM) 0 FansN°:11
L'auteur de ses propos mensongères et gratuites est l'espèce de sénégalais qu'il faudrait bannir de ce pays.

comment peut oser faire une telle affirmation juste pour nuire.

Mais c'est raté d'avance, Tine a été major aux examens partiels de 2e année et des examens de 1ere année de droit et ensuite major aux partiels de droit de droit administratif en 2e une matière des plus dure qui était dispensé par Demba Sy.

Je suis de l'autre côté de la barre et un de ses condisciples et j'étais tellement admiratif de son sérieux dans la préparation des TD que je voulais faire comme lui.

Tine est un travailleur, et même de loin je continu à voir qu'il n'a pas changé comme on peut constater dans dossier médiatiques dont il en charge.
Sénégalais soyons bon croyant et pas hypocrite on ne peut faire le ramadan et venir publier des mensonges sur quelqu'un dont la réputation fait unanimité.
Il faut présenter vos excuses à Me TINE, et vous remettre et faire votre propre psychanalyse.
Bon courage Me TINE, de part d'un ancien condisciple qui a gardé bon souvenir de vous...
Rien qu'en voyant vos écrits on sait vous n'avez jamais connu Tine...
Soyons fier de la réussite (surtout à l'extérieur) de nos concitoyen car c'est tout à l'honneur du Sénégal.
Wa salam !!!
Boubacar sarr En Août, 2013 (14:12 PM) 0 FansN°:12
Il ne faut pas donner de l'importance aux propos de gars qui a voulu s'amuser en publiant ces mensonges mais il débattre des idées avancées par Me Tine que je trouve fort pertinentes.
Faut il supprimer le Ministère de la justice comme on a fait avec le Ministère de l'information qui assuré le censure gouvernementale sous Diouf et Senghor ?
Ndiaye Dior FALL En Mars, 2014 (18:12 PM) 0 FansN°:13
Sincèrement parlé je vois en vous un intellectuel intégré et digne. Je vous encourage c'est de tels hommes dont notre Pays a besoin.

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Abd El Kader Niang
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